« Hypersensibilité aérienne », récit documentaire de Marie Famulicki

Retour à la sphère de Marie

« Une entaille aux bords du présent, une (…) variation précieuse sur un chaos »

Le Der des Coq(s) , (http://lederniercoquelicot.com/2015/11/13/unruhe _site fermé.  lire le texte complet ici)

Titre sur fond de mer

2015 – 53 min – Digital vidéo & HD – Couleur – France

.Auteur-Réalisateur : Marie Famulicki
Image : Laura Sanguinetti, Marie Famulicki
Son : Olivier Lagier

Montage : Daniela De Felice
Musique originale : Laurent Rigaut
Producteur délégué :Stella productions

.« Les éveils de coma sont des situations complexes sur lesquelles il y a peu de témoignages directs. Mais que dire quand la mémoire de ces moments décisifs a fui ?Hypersensibilité aérienne_silhouette au sol sans cache noir Que dire quand l’imaginaire s’empare du trou salvateur pratiqué par le chirurgien dans le crâne, l’agrandit encore (à proportion du traumatisme ressenti ), et s’effraie de cette mise à nu ?(…)  Ainsi le film nous fait-il nous-mêmes osciller, avec Marie, entre les évidences concrètes et notre part onirique, grâce au jeu des métaphores qui permettent de montrer ce qui est à peine dicible, à peine pensable, et qui fut à grand peine vivable. Au spectateur de se laisser porter par elles, sachant qu’elles touchent à l’essentiel : le doute, la solitude et ses déserts escarpés, l’inconsistance des impressions, la brutale matérialité des choses. (…) Faire simple et léger sur un tel sujet est un tour de force. C’est ce qu’a réussi Marie Famulicki, sans complaisance aucune, dans une quête exigeante d’authenticité qui n’exclut pas l’humour, assumant une fragilité apparente derrière laquelle on devine une volonté tenace : celle d’une réalisatrice à la caméra de velour mais sans concession. »Marie-Christine Pouchelle, Anthropologue, Directeur de recherche émérite au CNRS.

.« Dans Hypersensibilité aérienne Marie Famulicki a cherché à ouvrir tous les points de vue, c’est à dire, étymologiquement, tous les endroits d’où elle pouvait voir et prendre son sujet (pourtant elle-même au plus intime), tous les angles de prises  possible pour tenter de cerner au plus serré ce gouffre qu’elle a vécu.

Avec beauté, ou gravité, ou exactitude, ou fraicheur ou naiveté parfois.Perceptif rubikub, photogramme du film Hypersensibilité aérienne de Marie Famulicki
Je veux parler de cette grande palette qu’elle a mise en oeuvre pour dire l’intimement petit qui provoque cette grande et noire déflagration. Magnifique courage. »  Jean-Pierre SCHNEIDER, Peintre, Scénographe

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